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AGW 13/06/2013 / AGRBC 10/10/2002 / BVR 09/02/2007


Légionelle - Mesures de préventions (occupant technicien) - Analyse des risques des installations

L'analyse des risques permet de détecter les points critiques et d'entreprendre ultérieurement les actions appropriées pour y remédier ou tout simplement les prévenir. Il faut donc bien entendu commencer par recenser ces risques.

Description  des installations :

Avant de réaliser une analyse des risques, il est impératif de bien connaître la description des équipements et l’organisation générale de l’établissement. Il sera donc nécessaire de rassembler l’ensemble des éléments suivants :

 

·         Répartition géographique des bâtiments et locaux (plans) ;

·         Alimentation en eau destinée à la consommation humaine, à l’eau chaude et l’eau froide sanitaire :

-          Provenance ;

-          Qualité ;

·         Description des réseaux d’eau sanitaire (plans) :

-          Production instantanée ou à accumulation de l’eau chaude;

-          Présence et caractéristiques des réservoirs de stockage ;

-          Traitements associés : adoucissement, filtration, filmogène …

-          Circuit et matériel de distribution :

v      Configuration du circuit de distribution : bouclage, longueurs, diamètre, …

v      Qualité des matériaux

v      Capacité à subir une désinfection

-          Relevé des températures de l’eau

-          Les plans des réseaux doivent permettre de situer : (schémas de principe)

v      Les différentes installations, les points de prélèvement et les possibilités d’isolement des parties de réseau (vannes, disconnecteurs,…)

v      Les défauts de conception (zones non désinfectables et non étanches comme des bras morts, les possibilités de développement de biofilms ou de nids bactériens)

·         Gestion des équipements :

-          Protocole d’entretien (nettoyage, détartrage, vidange,…);

-          Modes et périodes d’utilisation des différentes installations.

 

Tableaux de description des réseaux d’eau sanitaire :

Ces tableaux devront être complétés afin de réaliser un bon descriptif des installations sanitaires (en supplément des schémas de principe des installations).

 

Description de l’installation : (A remplir pour chaque point d’eau)

Point de prélèvement

(douche, …)

EFS ou ECS

T° production

(°C)

T° sortie

(°C)

Bouclage

(oui/non) et T° de retour (°C)

Diamètre

(mm)

Longueur

du bras

(m)

Contenu

(litres)

Matière des conduites

Etat visuel

(bon, avec tartre, avec corrosion, …)

Type d’utilisation

(1X/jour, 1X/semaine, …)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ECS : eau chaude sanitaire

EFS : eau froide sanitaire

 

Résumé de la description du réseau d’eau froide sanitaire

 

Résumé de la description du réseau d’eau chaude sanitaire -1

 

 

Résumé de la description du réseau d’eau chaude sanitaire -2

 

Résumé des points importants dans l’évaluation du risque de contamination par la légionelle

Il s’agit du risque d’obtenir de la légionelle dans une installation et non, du risque de contracter une maladie due à cette bactérie.

 

  Eau froide sanitaire
  v      « Hot spots » : nombre de points qui présentent une température supérieure à 20°C (pas d’isolation, conduite proche d’une source de chaleur, longueur importante, section faible, présence dans une gaine technique non ventilée avec d’autres conduites chaudes, …).

 

v      Conduite « morte » : un bras mort est une canalisation où l’eau stagne pendant une longue période. Ce peut-être un tuyau pincé à son extrémité suite à la suppression d’un robinet par exemple. Ce peut être aussi la canalisation qui dessert un robinet qui ne sert jamais. D’où la nécessité de l’ouvrir régulièrement.

 

v      Temps de séjour élevé (volume estimé/consommation).

 

v      Beaucoup de points d’utilisation par rapport au nombre d’utilisateurs ce qui peut entraîner une période importante où certains points d’eau ne sont pas utilisés.

 

v      Injection involontaire d’eau chaude dans le circuit d’eau froide provoquant une augmentation de la température de l’eau froide (par exemple : via mélangeurs thermostatiques ou « douche » de cuisine).

v      Eau non chlorée.

 

v      Quantité de germes élevée à l’entrée du bâtiment.

 

v      Bouclage autour du bâtiment (plusieurs entrée) ou by-pass inutilisé entraînant un risque de stagnation.

 

v      Présence de dépôt ou de corrosion (par ex. eau agressive, métaux différents, installations vétustes …).

 

v      Pas de description ou de plan du réseau (installation inconnue).

 

v      Pas de bonne séparation avec des installations où la consommation d’eau peut être faible pendant une durée importante (circuits fermés, réseaux « incendie » …) Þ dysconnecteur, bâche de déconnexion ou clapet anti-retour testé.

 

  Eau chaude sanitaire
  v      Nombre de points où la température est comprise entre 20 et 55°C Þ risque élevé de développement de la légionelle.

 

v      Points qui ne sont pas utilisés min. 1x/semaine.

 

v      Nombre de points qui facilitent la formation d’aérosols :
  • par pulvérisation directe de cette eau (douche, lavabo, arrosage, lavage avec un système haute pression, refroidissement de pièces par pulvérisation directe..) ;
  • par entraînement dans un courant d'air d'eau qui ruisselle. C'est la cas dans une tour de refroidissement par exemple ;
  • par une déshydratation partielle de plus grosses gouttes. Dans un air sec, une gouttelette de 10 voire 20 µm donnera rapidement une gouttelette de quelques µm, susceptible de pénétrer profondément dans les poumons.
v      Distance entre la boucle et le point d’utilisation élevée (> 5 m ou 3 l de contenu).

 

v      Risque élevé dans l’eau d’appoint (quantité de germes élevé à l’entrée du bâtiment).

 

v      Conduite « morte » (bras mort): conduite où l’eau stagne.

 

v      Débits des retours de boucle pas équilibrés.

 

v      Temps de séjour élevé (volume total estimé/consommation).

 

v      Absence de plans ou de données sur les installations.

 

v      Beaucoup de points d’utilisation par personne.

 

v      Présence de dépôts (par ex. tartre) ou de corrosion (eau agressive, métaux différents, installations vétustes …). L’acier galvanisé est très sujet à la corrosion.

 

v      Pas d’isolation calorifique.

 

v      Adoucisseurs sur-dimensionnés (mauvaise circulation).

 

  Points diminuant le risque de contamination par la légionelle
  v      Bonne circulation (boucle permettant d’éviter la stagnation)

 

v      Production et distribution à 60-65°C.

 

v      Retour de la boucle d’eau chaude > 50°C (suivant décret Région flamande > 55 °C).

 

v      Faible volume  d’eau dans les conduites  (< 3 litres).

 

v      Production puissante : ce qui permet d’atteindre rapidement les températures voulues de l’eau chaude.

 

v      Pas de stratification de température dans les boilers (pompe de circulation sur le boiler).

 

v      Production « instantanée ». (pas de stockage d’eau )

 

v      Suivi des températures de départ et de retour puisque la température est importante dans le développement de la bactérie.

 

v      Suivi fréquent de la qualité chimique pour vérifier que l’eau ne contient pas trop de calcaire, d’ions ferriques, zinc, … favorisant le développement de la légionelle.

 

v      Suivi fréquent de la qualité bactériologique afin de suivre l’évolution de la bactérie.

 

v      Entretien régulier (suivi d’une procédure d’entretien).

 

v      Point qui se vide automatiquement (par ex. douche à vidange automatique) pour éviter la stagnation de l’eau.

 

v      Accessoire qui diminue la formation d’aérosols (par ex. brise-jet adapté).

 

v      Ecoulement régulier des points à risque (min. 1x/semaine pendant 20 min. ou 2 min/j) pour diminuer la stagnation de l’eau.

 

v      Effectuer une chasse régulière du fond des boilers afin d’éliminer les boues favorables à la formation des légionelles.

 

v      Pré-traitement de l’eau avant sont utilisation : diminution de l’entartrage des canalisations, diminution d’entrée de sédiments, … favorisants la prolifération de la légionelle.

 

 

 

Analyse de risques de l'installation

 

Cette analyse de risque déterminera les points faibles de l’installation pouvant contribuer au développement de la légionelle.

Elle ne pourra être utilisée que si une bonne description de l'équipement (voir points "Description de l'installation" et "Tableau de description des réseaux d'eau sanitaire" ) a été réalisée.

 

 

 

 

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